On explique volontiers la baisse de la natalité par l’économie — logement, pouvoir d’achat, précarité. Ce sondage mené auprès de 1 022 Français de 18 à 45 ans met en évidence une autre variable, rarement mesurée : l’exposition quotidienne aux enfants. Le gradient est spectaculaire — parmi ceux qui ne côtoient jamais d’enfants dans leur entourage, 34 % envisagent d’en avoir un jour ; parmi ceux qui en côtoient tous les jours, 66 %. Et l’effet s’additionne : quand les quatre sphères d’exposition mesurées (entourage, contenus culturels, espace public, réseaux sociaux) sont réunies, l’intention atteint 79 %, contre 42 % sans aucune exposition forte.
Le milieu social, lui, ne creuse qu’un écart de 9 points entre ouvriers et cadres — quatre fois moins que l’exposition. Corrélation n’est pas preuve, mais la convergence de quatre canaux indépendants et la régularité du gradient dessinent un faisceau sérieux : le désir d’enfant se nourrit de la présence d’enfants. Le rapport complet ci-dessous détaille la méthodologie et l’ensemble des résultats.