Soixante-quatre entretiens approfondis menés dans toute la France dessinent le même paysage : le mot « politique » n’évoque plus un débat d’idées mais une rupture — entre des responsables perçus comme « hors sol » et des citoyens qui ne se sentent plus représentés. La parole publique est disqualifiée : promesses non tenues, communication permanente et scandales à répétition ont installé un réflexe de défiance où seuls les actes comptent encore.
Cette défiance n’est pourtant pas un rejet de la démocratie. Les répondants formulent des attentes précises : exemplarité, sanctions réelles en cas de manquement, et des élus qui connaissent la vie qu’ils administrent. Le rapport complet ci-dessous détaille ces constats en cinq chapitres.